Histoire

L’histoire de la phytothérapie est liée à celle de l’humanité, car dans toutes les cultures on a toujours compté sur les valeurs curatives des plantes pour soigner et guérir les hommes. Toutes les cultures l’ont utilisée, à un moment de leur histoire, comme principal mode de traitement. 

La phytothérapie ou médecine par les plantes est apparue très tôt dans l'histoire des hommes. A l’origine, il est vraisemblable qu’elle ait pris naissance en Inde. La connaissance médicale se répandit ensuite en Chine et au Moyen Orient. On a ainsi retrouvé la trace d'un recueil consacré à ces premiers remèdes naturels par un empereur chinois au XXIème siècle av. J.-C..

La phytothérapie occidentale est essentiellement d’inspiration hellénique, à laquelle vient s’ajouter une forte influence amérindienne. Au cours du XXème siècle, le patrimoine médical hérité des siècles a fait l'objet d'une recherche fondamentale qui a enrichi les connaissances de la phytothérapie et validé son statut de médecine à part entière

Aujourd’hui encore, la phytothérapie est la plus répandue de toutes les formes de médecines du monde. De fait, dire que les plantes sont à la base de toutes les Pharmacopées est un lieu commun. Pourtant, la majorité des consommateurs de médicaments des pays développés ignorent ce fait et pensent que l’histoire de la médecine est divisée en deux grandes époques : avant et après le médicament.

De fait, le médicament est associé dans l’esprit des gens à la chimie, et la chimie se perçoit d’abord comme chimie de synthèse, c’est à dire une activité où l’on prépare des substances inconnues dans la nature, telles que les plastiques, le DDT ou les détergents. L’autre chimie, la chimie extractive est beaucoup moins connue. Elle ne crée pas de nouveaux produits, mais les prépare en les extrayant de sources naturelles.

Depuis les années 80, on assiste à un retour aux plantes médicinales dû à une prise de conscience sur des pratiques thérapeutiques trop souvent inutilement agressives. Ce retour s’est également trouvé favorisé par la Pharmacognosie, qui au cours des années de déréliction de la Phytothérapie a continué à étudier les plantes médicinales pour tenter d’en extraire des produits actifs nouveaux et d’améliorer les anciens.

Il est maintenant devenu évident, que les plantes représentent un réservoir inépuisable de ressources thérapeutiques et il existe encore des pratiques traditionnelles basées presque totalement sur les plantes dont la vitalité n’est pas en cause. Il en est ainsi de la médecine ayurvédique de l’Inde et de la médecine chinoise. On ne doit pas oublier que 70% de la population de la planète n’a aucun accès à la thérapeutique occidentale et se soigne exclusivement de façon traditionnelle.

La phytothérapie possède des atouts considérables, et elle reste à l’origine de la plupart des molécules de synthèse commercialisées aujourd’hui. L’évolution et les progrès considérables des méthodes analytiques et de la technologie extractive permettent de proposer aux phytothérapeutes des produits possédant la même garantie que les produits de synthèse tout en conservant les avantages spécifiques.

Associations personnalisées des plantes entre elles, potentialisation et synergie,  meilleure tolérance de leur principes actifs, restitution de tout le potentiel thérapeutique, autant d’avantages qui sont l’apanage des plantes et plus particulièrement des nouvelles formes galéniques. Ces qualités expliquent tout le potentiel d’évolution à venir pour une médecine moins “chirurgicale” et plus en accord avec le paysage de récepteurs et d’interactions que constitue un être vivant même le plus simple. L’avancée de la phytothérapie scientifique  tout autant qu’humanisée car personnalisée et adaptée aux besoins spécifiques de chacun  est un fait acquis. Elle permet d’ores et déjà d’offrir une parfaite complémentarité et une véritable alternative aux thérapeutiques basées sur les molécules de synthèse.

Date de dernière mise à jour : 3 septembre 2010